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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 11:23
Sculptures "les contemplatives"Nath et Noémie

Nath et Noémie sont allées à la conférence « Soirée Arctique Océan et Climat « 

 Cette soirée était organisée par l'Association EFFET MER

du « Festival si la mer monte » au trikell à Pont l'Abbe

Assises en posture de contemplation de ce paysage marin dont elles font le lieu privilégié

de leurs échanges , elles devisent sur cette soirée

NATH : Super  soirée . Une Brochette d'intervenants de qualité .
Cette Anne Quéméré : Youah ! Quelle belle personne Elle m'a particulièrement séduite  par sa nature de femme aboutie , sa liberté d'être dans les éléments de L'Arctique, son ouverture à "l'ethnologie pratique " pour trouver sa place dans un univers humain qui nous est inconnu .

C'est une "femme qui court avec les loups" dirait Clarissa Pinkola Estès , vibrante et en quête permanente de réaliser sa vie... Un modèle de confiance en soi n'est-ce pas ?

 
NOEMIE : Moi j'ai été spontée par la Brillante Valérie Masson Delmotte qui nous a apporté des informations capitales recueillies sur place, témoignant de ses convictions ,de sa  détermination à fournir" la preuve de la preuve" des dangers qui menacent les humains que nous sommes . Courageuse et consciente que nous n'avons que le choix de" l'adaptation" afin que nos  descendants perdurent sur cette planète qui elle s'en sortira .
Tu vois, je pense comme elle. En fait je n'ai pas peur des changements climatiquues. Par contre je la rejoins sur les questions des bouleversements sociaux  auxquels les  états ne se préparent pas vraiment ! C'est le moins qu'on puisse dire .

 

NATH :  Aïe ,  je ne suis guère optimiste . Il y a trop de responsables politiques en haut lieu sctochés par leur obsession du pouvoir, leurs rivalités permanentes.

NOEMIE : .Je ne parviens pas à faire confiance à des personnes qui se comportent comme des guerriers destructeurs . .Comment veux-tu qu'ils développent des pensées et des actes de coopération pour la paix, le partage des richesses, dont on a besoin dans ce monde , s'ils n'en sont pas habités ?

Cela les rend   aveugles , sourds à toutes les innovations qui germent et se développent aux quatre coins de la planète,

NATH Tu fais référence au film de Marie-Monique Robin « Sacrée croissance » .

On y découvre les" lanceurs d'avenir", les" post-croissants" déjà à l’œuvre dans tous les coins de la planète et engagés dans la transition énergétique. Ils incarnent  au quotidien leurs convictions et ouvrent les voies d'un avenir humanisé

 

NOEMIE : Oui des citoyens agissent individuellement et collectivement ..résistent au consumérisme , créent des richesses économiques en coopérant , inventent du lien social , du mieux vivre ensemble localement.. Tout cela est souvent occulté au grand public et c'est vraiment dommage car ils  offrent des perspectives optimistes.

 

NATH : Est-ce que cette association « Effet Mer » aborde ce volet des innovations qui bien modestement tentent de participer à réduire les conséquences sociales du dérèglement climatique ?

 

NOEMIE : cette association donne à voir des expériences qui invitent à réfléchir sur la façon d'aménager le littoral pour prévenir les risques de submersion marine . Ce sont des actions de sensibilisation Après les élus locaux réagissent encore, avec le temps «  mandat électoral » qui peut les rendre frileux pour s'aventurer dans des choix à plus long terme. Est-ce que les populations locales qui les élisent sont plus aventurières ? Pas vraiment !

Il faut du temps pour fédérer ce qui nous rassemble et que nous ignorons par confort personnel.

Les transformations collectives sont souvent la résultante de transformations individuelles profondes.

.En attendant la glace fond......

 

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 09:27
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
Sculptures au  FORT de STE  MARINE Finistère
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 15:10
sculpture en terre cuite patinée et bandeau tissu durci
sculpture en terre cuite patinée et bandeau tissu durci
sculpture en terre cuite patinée et bandeau tissu durci

sculpture en terre cuite patinée et bandeau tissu durci

Nous y voilà, nous y sommes.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.Certes.

Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 12:58
Sculpture "homme à moustaches"
Sculpture "homme à moustaches"
Sculpture "homme à moustaches"

Un homme à moustaches en terre blanche !

C'est un sérieux ! oups !!

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 12:52
bigoudènes émancipées
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bigoudènes émancipées
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 15:01

CIMG1207.JPG

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Le 7 janvier quand j'ai appris le massacre d'humains suite  aux attentats à Paris, j'étais effondrée :

 Bien sùr,  je connais le fanatisme religieux , les guerres qui déssiment des hommes , des femmes, des enfants, pour asseoir, et assouvir  des pouvoirs de dominance sur des peuples …

Cela bouleverse régulièrement mon besoin d'harmonie , de justice , de paix , du respect profond de la vie.

Il m'a  fallu du temps pour comprendre sans admettre:

 Des jeunes fanatisés ont  tué  des dessinateurs , des artistes, des libres-penseurs. ( voir article en fin de page la Pensée Extrème transmis par un ami )

 

Pour moi  la vie est  un don. j'ai  une croyance profonde que nous sommes sur terre pour la célébrer pas pour l'anéantir

 

je n'avais  pas pris la mesure de l'impact de la caricature, humoristique et satirique sur le fanatisme religieux et des risques courus par ces dessinateurs.

 

j'ai  compris que ces jeunes fanatisés au point de devenir des terroristes, n'ont pas eu la chance d'avoir une seconde de leur existence , accès au "à la flamme de vie " qui est en eux et paradoxalement ont tué au nom d'un "dieu"....

L'absurdité la plus folle ...  la guerre sainte ... comme au temps de l'inquisition où on brûlait les sorcières, où on torturait les libre- penseurs à d'autres époques .. Et depuis d'autres horreurs qui se perpétuent ...


Chez les  dessinateurs qui ont été assasinés, je salue avant tout, des artistes au grand talent.j'admire leur dextérité, leur imagination, et leur extrème capacité à nous faire rire  pour nous "gai rire ", des peurs multiples et variées qui nous habitent ,constamment activées par les  "turbulences malveillantes  politiques, religieuses, financières " de ce monde .

Il me semble que  toute expression artistique éveille ce qui est universel en chacun de nous, notre sensiblité, nos sentiments , invite à ouvrir les portes de notre esprit : Un "grand tout"  qui relie les simples humains que nous sommes  : Accueillir la diversité des ombres et des lumières qui nous habitent , nous font vibrer.

Dans la création artistique il y a une transcendance  que ma  "culture" m' a apprise ,  enseignée...à comprendre pour admettre parfois,  ce qui me choque, me  surprend, me  dérange.

J' aime ou je n'aime pas , je  critique ,je  peux même  m'indigner ....

 Fort heureusement j'y trouve presque toujours  une grande réjouissance ...



La création artistique est en quelque sorte  une expression du  "SACRE "  que chaque être humain possède au fond de lui et que certains ressentent et  expriment plus aisément que d'autres.

 

je  mesure la chance de vivre en tant que femme  dans un pays où la liberté d'espression est revendiquée par une  immense majorité de citoyens, qui sont déscendus dans la rue le soir des attentats sans avoir besoin de mots d'ordre politiques ou autres .

Ma  FOI  (qui n'a rien à voir avec une religion ),en l'émancipation personnelle et réciproque des êtres humains est puissante et me  guide pour tenter de créer de l'harmonie en moi-même  et autant que faire ce peut avec mes  proches . famille , amis , relations.



Je la cultive avec humilité . Il y a toujours une étoile qui brille pour celui qui sait la regarder.

C'est un héritage que m'a légué son père .

 

Imaginons  qu'au nom d'une tradition à respecter ,

on m' interdirait  de fabriquer des "bigoudènes émancipées" parce qu'elles seraient "blasphématoires"avec leurs fesses  dénudées  et leur poitrine provocante ?

Je n'ose pas y penser.... On briserait  "la fille de joie" qui est en moi. 

Elle est  présente chez toutes les femmes qui ensemencent et cultivent l'amour, déterrent les herbes de la haine et ont la chance de rencontrer des hommes qui ont accueilli le "féminin " qui est en eux .

Lors de la guerre 39 45  , mon père un humaniste pacifiste a jeté les fusils qu'on lui a mis dans les mains. Il a été fait prisonnier . il a survécu.....

Honneur à lui et à tous les hommes qui sont sur ce chemin.

Celui de déployer leur virilité par une force tranquille et non-violente .



Jean-Bruno Renard

Gérald Bronner, La pensée extrême.

Comment des hommes ordinaires

deviennent des fanatiques

Paris, Denoël, 2009, 348 p.

 

Revues.org est un portail de revues en sciences humaines et sociales développé par le Cléo, Centre pour l'édition

électronique ouverte (CNRS, EHESS, UP, UAPV).

 

Paris, Denoël, 2009, 348 p.

Pagination de l’édition papier : p. 133

 

1 La publication par Gérald Bronner de L’empire des croyances (Paris, PUF, 2003), puis de

Vie et mort des croyances collectives (Paris, Hermann, 2006) a fait de son auteur une figure

marquante de la « sociologie cognitive » qui s’est développée dans le sillage de la théorie

générale de la rationalité de Raymond Boudon. La pensée extrême relève le défi d’appliquer

cette approche à des croyances de fanatiques, que l’on qualifie si aisément de « fous » tant leurs idées et leurs comportements nous paraissent « irrationnels ». Ce livre passionnant, où l’auteur cisèle les notions comme un orfèvre, est une magistrale démonstration des mécanismes qui conduisent, de manière logique bien qu’effrayante, à adhérer à des idées extrémistes.

2 L’auteur rappelle qu’une croyance se définit à la fois par un contenu (une idée) et par un rapport à ce contenu (une adhésion plus ou moins forte). La spécificité de la pensée extrême est qu’elle « adhère radicalement à une idée radicale » (p. 130). La conséquence en est que les idées extrêmes sont soit faiblement « transsubjectives », c’est-à-dire qu’elles se propagent peu dans une population parce qu’elles sont perçues comme peu convaincantes, soit « sociopathiques », c’est-à-dire qu’elles n’admettent pas des visions du monde différentes, soit encore dans les formes les plus dangereuses, elles cumulent les deux caractéristiques.

D’où trois types d’extrémistes selon une progression croissante : les extrémistes aux croyances faiblement transsubjectives et faiblement sociopathiques (par exemple les collectionneurs compulsifs, les passionnés d’ovni, les fondamentalistes religieux non expansionnistes qui par conviction peuvent mettre en jeu leur vie mais pas celle des autres), les extrémistes aux croyances transsubjectives et sociopathiques (les mouvements violents, mais « compréhensibles »par beaucoup, comme les rebelles extrémistes, les égalitaristes, les antispécistes, etc.), enfin les extrémistes aux croyances faiblement transsubjectives et fortement sociopathiques (les membres de sectes se suicidant collectivement, les terroristes kamikazes, violents et« incompréhensibles »).

3 La radicalité de la pensée extrême est le point ultime – rarement atteint – d’un processus

graduel et rationnel d’adhésion à des idées. « Chaque étape a poussé l’individu vers la pensée extrême, mais chacune d’entre elles, prise séparément, peut sans doute être considérée comme raisonnable » (p. 36). Ainsi le militant sioniste extrémiste qui assassina Yitzhak Rabin, en 1995, a tenu un raisonnement implacable par sa logique : le juif pieux se soumet à la volonté divine ; la volonté divine s’exprime dans la Torah ; selon la Torah, Dieu a donné aux juifs la Terre sainte ; toute personne qui s’oppose à la colonisation s’oppose à la volonté de Dieu et doit donc être combattue, y compris par la violence, justifiée par laTorah. De même, les terroristes islamistes d’al-Qaïda pensent que les musulmans sont persécutés par des ennemis, que le Coran incite les bons musulmans à mener contre eux une guerre sainte, que les ennemis sont les Américains et leurs alliés (et non seulement leurs gouvernants), et que par conséquent la violence envers les populations américaine ou européennes est légitime. Pour la pensée extrême, tout compromis, tout aménagement, est inacceptable. La pensée ordinaire accepte les contradictions entre les croyances qui coexistent dans notre esprit ou dans notre société. La pensée extrême ne les accepte pas et construit une doctrine cohérente, « pure », monolithique et manichéenne. L’auteur rappelle, à la suite de plusieurs auteurs, que les terroristes ne sont pas des fous, des ignorants ou des déshérités : ils sont le plus souvent issus de classes supérieures et possèdent un niveau élevé d’instruction.

Gérald Bronner, La pensée extrême. Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatique 3

Archives de sciences sociales des religions, 156 | octobre-décembre 2011

4 Nous avons, souligne-t-il, de « bonnes raisons » pour résister à l’idée d’une rationalité des

comportements extrêmes : comprendre, ce serait être complice, ou admettre que le mal est

en nous, ou prôner un relativisme conduisant à reconnaître les « valeurs » des terroristes. Il

nous faut pourtant accepter l’idée que l’extrémisme satisfait aux critères de la rationalité : « il énonce des doctrines cohérentes » (p. 61) et « il propose des moyens en adéquation aux fins poursuivies » (idem). Comme l’écrit l’auteur, « c’est là le problème avec l’extrémiste, il met en demeure par ses actions, par ses reproches, les individus plus tièdes que lui, mais partageant les mêmes valeurs, les mêmes croyances, de se mettre en conformité avec elles » (p. 95). La pensée extrême pèche non par manque mais par excès de logique. En adoptant une maxime qu’ils partagent tous, « la fin justifie les moyens », les fanatiques établissent une hiérarchie absolue et intangible de leurs valeurs. « Ce n’est pas qu’ils méconnaissent le mal, c’est qu’ils se croient autorisés à le faire » (p. 269). Dans la pensée ordinaire, on « met en balance » nos valeurs selon les situations, par exemple on peut mentir pour sauver une vie, manger un aliment interdit par la religion pour survivre.

Autrement dit, on fait un usage relatif et conditionnel des valeurs.

Au contraire, les fanatiques adhèrent de manière inconditionnelle à certaines croyances, ce

qui les conduit à une « incommensurabilité mentale », c’est-à-dire une insensibilité à tout

système de valeurs concurrent. En bref, les extrémistes considèrent « comme nonégociables

des croyances qui ne peuvent constituer le ciment de la vie sociale » (p. 307).

5 Ce n’est pas le moindre des intérêts de cet ouvrage que de s’interroger en conclusion sur la manière de « faire changer d’avis un extrémiste » (p. 309). Pour l’auteur, l’attitude fanatique, pour extrême qu’elle soit, n’en est pas moins fragile et souvent temporaire : on ne naît pas fanatique, on le devient, et on ne reste pas fanatique toute sa vie (cf. la bande à Baader, les Brigades rouges). Les chemins qui mènent à l’extrémisme peuvent donc être pris en sens inverse : apparition du doute – d’abord sur les éléments périphériques des croyances, ceux qui ont souvent permis la radicalisation –, rétablissement d’une « concurrence cognitive » entre les valeurs, rétablissement d’un contact social pour contrer l’enfermement sectaire, disparition des frustrations qui ont suscité l’adhésion fanatique. C’est dire combien l’ouvrage de GéraldBronner sera précieux pour tous ceux qui s’intéressent non seulement aux croyances en général, mais plus spécialement à l’extrémisme religieux ou politique et aux dérives sectaires.

Référence(s) :

Gérald Bronner, La pensée extrême. Comment des hommes ordinaires deviennent des

fanatiques, Paris, Denoël, 2009, 348 p.

Pour citer cet article

Référence électronique

Jean-Bruno Renard, « Gérald Bronner, La pensée extrême. Comment des hommes ordinaires

deviennent des fanatiques », Archives de sciences sociales des religions [En ligne], 156 | octobredécembre

 



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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:53

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Terrre Raku  patinée à la gomme laque avec des pigments.

 

La Tête haute , elle est déterminée à penser ce qui lui convient , à exprimer  ce qu'elle pense sans blesser ses interlocuteurs . Elle a appris la  communication non-violente

C'est une "libre penseuse " qui sait se taire pour écouter .

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 11:13

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2014-08-16 023Elles se joignent à moi pour vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année ...2014  

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:57

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                      BIENVENUE                                                                       BIENVENUE 

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Vitrines  et derrière les vitrines de L'Atelier Expo

                                                                                                      i, place des rougets 29980 Ile Tudy

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 22:45

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 Terre Brune ; cuite et patinée

 

Cette sculpture d'une amérindienne pourrait être une descendante de la tribu Dumawish Elle connait le texte de SEATTLE chef de cette tribu  et ressent la force des mots dans son esprit, dans sa chair.

 

Celui-ci  a fait une réponse en  1854 ,au  gouverneur Isaac M Steevens ,commissaire aux affaires indiennes,venu pour négocier l'achat des terres indiennes.

Ce long discours qui  fut sauvé par un traducteur et publié 30 ans après en 1884, exprime son désespoir de voir son peuple disparaitre ...

 

Ce chef  d'un peuple qualifié de  "sauvage" était éclairé de cette conscience intime quant à l' interdépendance de l'humain  à la nature ,visionnaire d'une réalité qui s'annonçait .

En s'éloignant de cette interdépendance et en voulant dominer , marchandiser  outrageusement les ressources ,  les humains allaient se mettre en difficultés.

La terre allait réagir, leur apprendre à retrouver  la nécessité de se reconcillier avec elle et pour ce faire, prendre le chemin de coopérer entre eux.

Oui coopérer, abandonner les dominances guerrières financières et religieuses .

C'est le défi du 21 ème siècle qui est lancé aux habitants de nos pays   

Des personnes, des groupes associatifs ,des personnalités engagées depuis longue date  nous invitent pour arrêter le dérèglement climatique, à partager les richesses et les territoires, recticfier nos modes de vie consuméristes destructeurs d'avenir et de vies humaines.

Nous avons toutes les connaissances et les solutions pour nous alimenter, nous abriter , nous chauffer, nous déplacer de façon écologiquement soutenable et durable .

Les ressources naturelles sont immenses pour servir l'intelligence humaine (du coeur)CIMG1150.JPG

qui reprend le contrôle de son destin . 

Vivre en harmonie les uns avec les autres .CIMG1151.JPG

 

 

 

 

"Mais comment acheter le ciel,

ou la chaleur de la terre

cette idée nous est bizarre

La terre n'appartient pas à l'homme blanc

la terre appartient à la terre "

 

 

 

" Nos enfants voient

 que leur pères sont fatigués

Nos guerriers ont honte

et passent leurs derniers jours

à empoisonner  leur corps avec de la nourriture sucrée et de la boisson forte"

 

Melaine Favennec déclame merveilleusement "la réponse de Seattle" dans le disque KAN TRI MEN  avec d'autres chansons de Gérard Delahaye et Patrick Ewen

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